Deux mises en scène de Ivo van Hove dans la saison 2017/2018 de l’Opéra de Lyon

 © Thierry Depagne

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Serge Dorny, le directeur de l’Opéra de Lyon a présenté sa saison 2017/2018 placée sous le thème des rois et des guerres. Ivo van Hove sera décidément sur tous les fronts la saison prochaine, à l’Opéra national de Paris pour Boris Godounov (à partir du 7 juin 2018), et dès le mois février au Théâtre National Populaire de Villeurbanne pour Le Journal d’un disparu de Janáček avec l’ajout d’une touche contemporaine avec des poèmes moraves mis en musique par Annelies Van Parys. En mars à Lyon il recréera le Macbeth de Verdi qui avait été présenté en 2012, avec Susanna Branchini, habituée des rôles les plus exposés de Verdi.

À la suite du succès de Coeur de chien d’après Boulgakov, en 2014, l’Opéra de Lyon a commandé à Alexandre Raskatov GerMANIA, son deuxième opéra. Chanté en allemand et en russe, cet ouvrage lyrique tire son argument de deux pièces du dramaturge Heiner Müller : Germania Mort à Berlin, écrite entre 1956 et 1971, et Germania 3, les spectres du Mort-homme, oeuvre ultime, dont l’auteur avait corrigé les épreuves quelques jours avant sa disparition, en 1995. Création en mai 2018.

La saison va s’ouvrir avec une version scénique du War Requiem de Britten dans une mise en scène de Yoshi Oida, un fidèle de l’opéra de Lyon tout comme Stefan Herheim, Richard Brunel, Christophe Honoré, Alex Ollé / La Fura dels Baus, John Fulljames et David Marton qui complètent la liste des metteurs en scène. Ce sera aussi la première saison du nouveau chef permanent Daniele Rustioni.

En danse, la saison réunit des chorégraphes et des pièces aussi diverses que Carmen et L’Arlésienne de Roland Petit, Set and Reset/Reset de Trisha Brown ou encore Steptext de William Forsythe. Jiří Kylián sera artiste associé du ballet. Il va se glisser dans la peau d’un metteur en scène avec East Shadow, une adaptation de Neither, un opéra de Morton Feldman et Samuel Beckett, dont il reprend seulement le livret, lui attachant la Sonate pour piano D959 de Schubert et deux interprètes hors-pair, sa muse Sabine Kupferberg et l’ancien danseur et chorégraphe Gary Chryst.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr avec dossier de presse.

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