Reprise de Elektra dans la mise en scène de Ruth Berghaus dans le cadre du festival Mémoire

elektra ombre poignard

Trahison, vengeance, matricide.. Toute la violence des plus sombres heures des Atrides dans un somptueux opéra de Strauss, sur un livret d’Hugo von Hofmannsthal inspiré de Sophocle, et dans une mise en scène passée dans la légende de l’opéra.

Paroxysme vocal, musical, théâtral… À ce fabuleux opéra expressionniste répond la mise en scène mythique de Ruth Berghaus. Figure emblématique du théâtre est-allemand, dans la lignée de Brecht, Ruth Berghaus s’est fait connaître par des productions retentissantes qui secouèrent le monde de l’opéra. Elle créa Elektra à Dresde en 1986. La fosse étant trop petite pour accueillir les 120 musiciens de l’orchestre, elle choisit de le placer sur scène, sous la structure où évoluent les chanteurs, l’intégrant ainsi au drame. Les personnages, perchés sur un décor de Hans-Dieter Schaal évoquant un immense plongeoir, se retrouvent alors au bord du gouffre, dans la tension extrême qui précède la chute, illustrant le dialogue impossible et le mouvement bloqué de la tragédie. Cette production, dominée par l’Électre d’Elena Pankratova et dirigée par Hartmut Haenchen, offrira au public un merveilleux cadeau surgi de la mémoire vive de l’opéra. Dossier de presse.

Elektra
Tragédie en un acte, 1909
Livret de Hugo von Hofmannsthal,
d’après Sophocle
En allemand
Direction musicale Hartmut Haenchen
Mise en scène Ruth Berghaus
Réalisation de la mise en scène Katharina Lang
Décors Hans Dieter Schaal
Costumes Marie-Luise Strandt
Lumières Ulrich Niepel
Électre Elena Pankratova
Chrysothémis Katrin Kapplush
Clytemnestre Lioba Braun
Égisthe Thomas Piffka
Oreste Christof Fischesser
Le tuteur d’Oreste NN
Jeune serviteur Patrick Grahl
Récréation de la production originale de Dresde (1986)

Opéra de Lyon
Du 17 mars au 1er avril 2017

Électre, fille de Clytemnestre et d’Agamemnon, vit rejetée de tous, recluse dans les sombres recoins de la cour du palais de Mycènes depuis la mort de son père poignardé par l’amant de sa mère. Folle de douleur, pétrie de haine, elle attend désespérément le retour de son frère Oreste pour qu’il accomplisse sa vengeance en tuant les deux amants assassins…

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