Le Festival d’Avignon 2018 sous le signe du genre, de la trans-identité et de la transsexualité

Cour d’honneur Palais des Papes Avignon photo Christophe Raynaud de Lage

La 71ème édition du Festival d’Avignon s’achève mercredi 26 juillet avec un taux de remplissage de 91% après une édition 2016 record (95%) pour les 70 ans du festival fondé par Jean Vilar en 1947. Les 59 spectacles (63 en 2016) ont attiré cet été 112.000 spectateurs pour 123.500 billets mis en vente (120.000 spectateurs sur 126.000 billets mis en vente en 2016). Mais au total le festival a engrangé 152.000 entrées, grâce aux spectacles gratuits comme le feuilleton autour des grandes voix politiques choisies par Christiane Taubira et Anne-Laure Liegeois, qui se tenait chaque midi au jardin Ceccano.

L’édition 2017 aura été apaisée, sans polémique, avec une forte présence féminine. « Il y avait une force calme. C’est peut-être parce que l’on a ouvert avec des japonais dans la Cour et que cet esprit zen a été présent sur l’ensemble du festival. La thématique des femmes que j’avais proposée comme clé de lecture a été très développée. J’ai vu se dessiner un nouveau féminisme » a expliqué lors de la conférence de presse bilan, Olivier Py, son directeur.

Olivier Py a expliqué que le Festival n’avait pas pu disposer cette année de l’Opéra (en travaux) ni de la Carrière de Boulbon, trop chère à utiliser car située en dehors d’Avignon. “La capacité financière du festival n’a quasiment pas augmenté, nous travaillons avec des bouts de ficelle“, a-t-il ajouté. Le budget était cette année de 12,6 millions d’euros contre 23,8 millions pour le Festival d’Art lyrique d’Aix-en-Provence. “Je demande aux pouvoirs publics de revoir leur copie. J’aimerais chaque année pouvoir ouvrir le Parc des expositions et la Carrière de Boulbon, pour accueillir davantage de public“. Les subventions pour Aix s’élèvent à 8,16 millions contre 7,26 pour Avignon.

Olivier Py n’a pas souhaité dévoiler de noms pour la prochaine édition. On sait juste que le Festival va explorer les questions du genre, de la trans-identité, et de la transsexualité.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

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